La polida vilòta de Sent Seren
La polida vilòta de Sent Seren
amb la plaça del Mercadial
amb la plaça del Mercadial
amb la Bava e lo cai dels Recollets
amb la Bava e lo cai dels Recollets
Del costat de La Tolha e Lentilhac
Del costat de La Tolha e Lentilhac
La ribièra de la Cèra a Bertenons
La ribièra de la Cèra a Bertenons
A l'entrada del vilatge de Lèime
A l'entrada del vilatge de Lèime
Lo brave vilatge de Carennac
Lo brave vilatge de Carennac
Al dessús de las caunas de Presca
Al dessús de las caunas de Presca
La cascada d'Altoire
La cascada d'Altoire
Noms de carrièras en occitan a Gramat
Noms de carrièras en occitan a Gramat

Confinhament / Confinement (1)

Pour passer le temps, depuis début avril, notre Association AQUÍ L'ÒC vous propose de vous distraire le plus possible en français ou/et en occitan avec des dessins, des enregistrements audio, des images, des jeux, des photos, des textes et des vidéos. Bonne promenade !

Per passar lo temps, dempuèi la debuta del mes d'abrial, nòstra Associacion AQUÍ L'ÒC vos prepausa de vos distraire lo mai possible en francés o/e en occitan amb de dessenhs, d'enregistraments audiò, d'imatges, de jòcs, de fotòs, de tèxtes e de videòs. Bona passejada !

C'ÉTAIT EN MARS 2020

Les rues étaient vides, les magasins fermés, les gens ne

pouvaient plus sortir.

Mais le printemps ne savait pas, et les fleurs ont

commencé à fleurir, le soleil brillait, les oiseaux

chantaient, les hirondelles allaient bientôt arriver, le ciel

était bleu, le matin arrivait plus tôt.


C'était en mars 2020

Les jeunes devaient étudier en ligne, et trouver des

occupations à la maison, les gens ne pouvaient plus faire

de shopping, ni aller chez le coiffeur. Bientôt il n'y aurait

plus de place dans les hôpitaux, et les gens continuaient

de tomber malades.

Mais le printemps ne savait pas, le temps d'aller au

jardin arrivait, l'herbe verdissait.


C'était en mars 2020

Les gens ont été mis en confinement pour protéger les

grands-parents, familles et enfants. Plus de réunion ni

repas, de fête en famille. La peur est devenue réelle et

les jours se ressemblaient.

Mais le printemps ne savait pas, les pommiers, cerisiers

et autres ont fleuri, les feuilles ont poussé.

Les gens ont commencé à lire, jouer en famille,

apprendre une langue, chantaient sur le balcon en

invitant les voisins à faire de même, ils ont appris une

nouvelle langue, être solidaires et se sont concentrés sur

d'autres valeurs.

Les gens ont réalisé l’importance de la santé, la

souffrance, de ce monde qui s'était arrêté, de

l’économie qui a dégringolé.

Mais le printemps ne savait pas. Les fleurs ont laissé leur

place aux fruits, les oiseaux ont fait leur nid, les

hirondelles étaient arrivées.


Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l'ont

appris à la télé. Le virus avait perdu, les gens sont

descendus dans la rue, chantaient, pleuraient,

embrassaient leurs voisins, sans masques ni gants.


Et c'est là que l'été est arrivé, parce que le printemps ne

savait pas. Il a continué à être là malgré tout, malgré le

virus, la peur et la mort. Parce que le printemps ne

savait pas, il a appris aux gens le pouvoir de la vie.


Tout va bien se passer, restez chez vous, protégez-vous,

et vous profiterez de la vie.

AQUÒ ÈRA EN MARÇ DE 2020
Aquò èra en març de 2020.mp3
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CONFINAR E CONFINHAR

 

Una cronica de Micheu Chapduèlh, pareguda dins Sud-Ouest :

 

Depuis le début du « confinement », Chantal Delpech a attiré mon attention sur l’étrange parenté entre confiner, confire, confit et surtout le verbe occitan CONFINAR.

Petit exposé. Au départ, le latin « finis (pluriel fines) », borne, limite.

 

La limite du territoire de l’un jouxte la limite du territoire de l’autre. Ce double « finis » constitue un « confinium (pluriel confinia »). Ainsi la commune de FIRBEIX (et c’est là l’étymologie de ce toponyme) se trouve aux confins de la Dordogne et de la Haute-Vienne. Ou plus exactement du Périgord et du Limousin (bien que cette limite ait plusieurs fois changé de localisation au cours de l’histoire.

 

Dérivé : « confiner ». Idée d’imposer des limites donc d’enfermer, puis d’enfermer dans un lieu restreint (prison…). Si dans le cas présent le confinement est souhaitable, l’air confiné est malsain. On peut se confiner à, être confiné (au sens concret ou au sens abstrait, mental).

 

En occitan : las confinhas (féminin pluriel), confinhar, se confinhar , confinhat/confinhada, confinhament. Avec un NH (n mouillé), mais ces notions étant un peu savantes et ces mots peu employés, on a souvent recours aux francismes CONFIN, CONFINAR…

 

D’où notre désarroi car CONFIN se prononce alors comme CONFIT et nous employons CONFINAR dans le sens de mijoter (lentement et à couvert).

 

Origine de tout cela, le verbe CONFIR (en français « confire ») qui signifie préparer un bien comestible de telle façon qu’il se conserve (confire au soleil, au sucre, au miel, à l’huile, à la graisse, au vinaigre, mais en général pas au sel sec ni à la saumure).

Résultat de cette action : lo confit (prononciation /lou coufi/).

 

Mais on peut faire mieux que « confir ». Prenons le radical « conf- », ajoutons lui le suffixe fréquentatif -in puis le suffixe verbal -ar. Et nous avons « confinar » (pr. la plus fréquente «/coufina/) Cuire lentement ou en plusieurs fois, à température assez basse et à couvert. En général avec une matière grasse (porc ou palmipède).

 

Conclusion : même si votre confit est confiné dans la cocotte, ne confondons pas CONFINAR et CONFINHAR.

 

Bonser a tots. Tenetz bon ! (M.C.)

J.S. BACH CRISTAL
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5ÈME DE BEETHOVEN
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BOUILLON DE CULTURES

Ne nous racontons pas de fables (de La Fontaine) !

 

Après Notre-Dame de Paris (Victor Hugo), un virus s’abat maintenant sur notre monde moderne et sur la Condition Humaine (André Malraux) ; la règle de mise est le CONFINEMENT, tant qu’il est possible, loin des Fleurs du Mal (Charles Baudelaire). Certains s’arrogent le rôle de Misérables (Victor Hugo) et craignent de s’ennuyer à domicile, mais peut-être est-il temps de LIRE, LIRE et LIRE encore, dans un Huis clos (Jean-Paul Sartre) bien au chaud, pour éviter Une Saison en Enfer (Arthur Rimbaud), avec à ses côtés, épouse ou Bel-Ami (Guy de Maupassant), fille ou bien fiston démuni sans école, un Petit Prince (Antoine de Saint-Exupéry) ou sa sœur.


Ne laissez entrer aucun Étranger (Albert Camus), aucun Faux Monnayeur (André Gide), de peur qu’ils aient Les Mains sales (Jean-Paul Sartre), n’entretenez aucune Liaison Dangereuse (Choderlos de Laclos), même si c’est surtout du baiser qu’il faut se prémunir - On ne badine pas avec l’Amour (Alfred de Musset) ! Bien à l’abri chez soi, laissons passer le danger, s’écouler l’Écume des jours (Boris Vian), gardons La Peste (Albert Camus) à distance !


À la télé, nous avons observé Rome et ses rues vides, nous allons à coup sûr découvrir le Spleen de Paris (Charles Baudelaire). Nous avons vu la bourse connaître La Chute (Albert Camus). Ne soyons pas Candide mais restons Optimiste (Voltaire), on en a sacrément besoin. Je vous garantis ensuite La Promesse de l’Aube (Romain Gary), et prenons un peu de repos malgré tout, parce qu’après, Autant en emporte le Vent (Margaret Mitchell), les entreprises seront À la Recherche du Temps Perdu (Marcel Proust), et il faudra mettre un bon coup de collier !

MESSAGE D'INFORMATION
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PERLES DU BAC
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LA SEXUALITÉ AU BAC
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LE PETIT ROBERT EST PARU... EXCELLENT !

 

Voici quelques extraits

 

Être au bout du rouleau : situation très peu confortable, surtout quand on est aux toilettes.

 

Facebook : le seul endroit où tu parles à un mur sans être ridicule.

 

GPS : seule femme que les hommes écoutent pour trouver leur chemin.

 

Autobus : véhicule qui roule deux fois plus vite quand on court après que quand on est assis dedans.

 

Taser : instrument utilisé afin de mieux faire passer le courant entre la police et la jeunesse.

 

Mozart : célèbre compositeur que l'on écoute le plus souvent dans les pizzerias car on sent bien que mozzarella.

 

Sudoku : qui a le nord en face.

 

Porte-clefs : intervention très pratique qui permet de perdre toutes ses clefs d'un coup au lieu de les perdre une par une.

 

État : système mafieux le mieux organisé de tous les temps.

 

Cravate : accessoire servant à indiquer la direction du cerveau de l'homme.

 

Voiture : invention ingénieuse permettant de contenir 110 chevaux dans le moteur et un âne au volant.

 

Orteil : appendice servant à détecter les coins de portes.

 

Égalité des sexes : nouveau concept créé par les hommes pour ne plus payer le restaurant.

 

 

Monter un meuble Ikea : expression moderne signifiant "passer un week-end de merde".

 

Suppositoire : invention qui restera dans les annales.

 

Soutien-gorge : synonyme de flamby. Tu tires la languette et tout tombe.

 

Les ex : c'est comme la prison, c'est tu y retournes c'est que tu n'as pas compris la leçon.

 

Aides internationales : aides payées par les pauvres des pays riches pour aider les riches des pays pauvres.

 

68 km/h : limite de vitesse pour faire l'amour. Et oui à 69, on part en tête à queue.

 

Blonde : concept pour faire croire que les autres femmes sont intelligentes.

 

Un meurtre de sang froid : un ice crime.

 

Archipel : outil pour creuser des archi trous.

 

Les ciseaux à bois : les chiens aussi.

 

Homme riche : celui qui gagne plus d'argent que ce que sa femme n'en dépense.

 

Grand amour : expression datant du 15ème siècle, lorsque l'espérance de vie était de 35 ans.

 

Et pour ceux / celles qui ont dépassé la soixantaine, rajoutons la meilleure réponse à une question que nous nous posons à chaque rencontre entre vieux amis :

 

- Quelle est la capitale du Tamalou ?

 

- Jébobola.

LES ÉCOSSAIS RIGOLENT
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MOTS MÊLÉS
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Pour écouter l'émission Forra-borra du mois d'avril,

cliquer sur le lien ci-dessous :

https://www.decibelfm.fr/podcasts/Forra-Borra-Avril-2020

ANAGRAMMES GÉOGRAPHIQUES
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NORD - SUD
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Questionnaire : l'Occitan, qu'es aquò ?

CONTE POUR LE CONFINEMENT

 

La souris dans la marmite par Daniel Loddo et Céline Ricard de La Talvera

 

LA RATA DINS L'OLA
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POESIAS DE PAUL FROMENT per Laetitia Meaux

 

Als curiós e La bugada (A travèrs regas, Lo libre de

Paul Froment, Escòla Occitana d'Estiu, 1986)

 

Aux curieux et La lessive (À travers champs, Le livre de

Paul Froment, École Occitane d'Été, 1986)

 

Èra nascut en 1875 a Floressas (en Òlt) dins una familha de paures païsans. Se deguèt logar tre 15 ans coma vailet de bòria. E moriguèt a 23 ans dins lo flume Ròse a Lyon ont èra al regiment (accident o suicidi, o sabèm pas oficialament mas escriguèt lo poèma "Sonet d'un poèta avant de s'anar negar"...).

 

Il était né en 1875 à Floressas (dans le Lot) dans une famille de pauvres paysans. Il dut se louer dès 15 ans comme valet de ferme. Et il mourut à 23 ans dans le fleuve Rhône à Lyon où il était au régiment (accident ou suicide, nous ne le savons pas officiellement mais il écrivit le poème "Sonnet d'un poète avant d'aller se noyer"...).

POÉSIES DE PAUL FROMENT
Poesias de Paul Froment.m4a
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DOAS CARTAS POSTALAS ANCIANAS : LA BAVA

E LA PLAÇA DE LA REPUBLICA A SENT SEREN

Fèliç DAVAL, les òmes de l'ecir (extraits)

PORTRAIT D'ANTONIN PERBOSC EN OC ET EN FRANÇAIS

Michel Tournier, Divendres o la vida salvatja (extraits)

 

A la fin de l’après-dinnada del 29 de setembre de 1759, lo cèl s’escurziguèt d’un còp dins los alentorns de l’archipèl Juan Fernández, a qualques sièis cents quilomètres al larg de las còstas de Chili. L’equipatge de La Verginia s’arremosèt sul pont per veire las flambetas que s’alucavan a la cima dels mastes e de las vèrgas del naviri. Èra de fuòcs de sant Èlme, un fenomène degut a l’electricitat atmosferica qu’anóncia una nivolada violenta. Urosament, La Verginia ont viatjava Robinson aviá pas a crentar res, quitament la pus fòrta tempèsta. Èra una galiòta olandesa, un vaissèl redond gaireben, amb una mastadura pro bassa, pesant donc e pas gaire rapide, mas d’una tenguda extraordinària dins lo mal temps. Alara, lo ser, quand lo capitani van Deyssel vegèt una ventada esclapar una de las velas coma un balonet, ordonèt a sos òmes de las plegar e de se claure dedins amb el entretant qu’aquò passès. Lo sol perilh a crentar, èra los escuèlhs e las bancadas de sable, mas la carta mençonava pas res d’aquò, e semblava que La Verginia podiá fugir dins la tempèsta de centenats de quilomètres sens traire mal de res. Fa que, lo capitani e Robinson jogavan a las cartas, tranquilles, mentre que defòra l’auragan se descabestrava. Èrem a mièg sègle XVIIIen, al temps que plan Europencs – d’Angleses mai que mai – s’anavan establir en America per i far fortuna. Robinson aviá daissats a Yòrk la femna e los dos dròlles per explorar l’America del Sud e veire se poiriá pas organizar d’escambis comercials fruchoses entre son país e Chili. Qualques setmanas abans, La Verginia aviá contornat lo continent american en passant ausardament lo terrible cap Horn. Ara, tornava montar cap a Valparaiso ont Robinson voliá desbarcar.

 

« Cresètz pas qu’aquela tempèsta retardarà fòrça nòstra arribada al Chili ? demandèt al capitani en batent las cartas. » Lo capitani l’agachèt amb un risolet ironic en careçant son veiron de genibreta, l’alcoòl que mai li agradava. Aviá plan mai experiéncia que non pas Robinson, e se trufava sovent de son impaciéncia de jovent. « Quand entreprenètz un viatge coma aqueste, li faguèt après aver tirada una pipada, partètz quand n’avètz idèa, mas arribatz quand Dieu o vòl. » Puèi destapèt un barralet de fusta ont teniá lo tabat e i engulhèt la pipa longa de porcelana. « Aital, expliquèt, crenta pas los sopacs e s’embuga de la sentor melicosa del tabat. » Tornèt tapar lo barralet e se daissèt anar en rè pigrament. « Vesètz, diguèt, çò brave amb las tempèstas, aquò’s que vos libèran de tot pensament. Contra los elements descabestrats, i a pas res a far. Alara, daissatz estar. Vos fisatz a la destinada. » A aquel moment, la calelha penjada a una cadena qu’esclairava la cabina faguèt un violent arc de cèrcle e s’esclapèt contra lo plafond. Abans que tot venguès escur, Robinson agèt lo temps de veire lo capitani cabussar al dessús de la taula. Robinson se levèt e anèt a la pòrta. Un corrent d’èr li aprenguèt que i aviá pas mai de pòrta. Çò pus esglasiant, après lo brandament e la bidorsada del naviri que n’aviá de jorns que duravan, èra qu’ara bolegava pas pus. Deviá èsser ensorrat sus una bancada de sable o blocat sus un escuèlh. Dins la claror fosca de la luna redonda tapada de nivols, Robinson desvistèt sul pont un rodelet d’òmes qu’ensajavan de metre a l’aiga un barcòt de sauvament. Li anava per lor ajudar quand un trucal terrible brandiguèt lo naviri. Tanlèu après, una èrsa giganta s’esparriquèt sul pont e balagèt tot çò que s’i trobava, los òmes coma lo material.

Quand Robinson reprenguèt coneissença, èra jagut, la cara dins lo sable. Una èrsa s’engrunèt sus la plaja trempa e li venguèt lecar los pès. Se daissèt virar d’esquinas. De gafetas negras e blancas tornejavan dins lo cèl blau tornarmai après la tempèsta. Robinson se seguèt penosament e sentiguèt una dolor escosenta a l’espatla esquèrra. La plaja èra una tèrrapalhada de peisses mòrts, de cauquilhatges brigalhats e d’algas negras que l’ondada aviá rebocats. A l’oèst, un bauç rocassut avançava dins la mar, prolongat d’una cordelada d’escuèlhs. Aquí, se quilhava la siloeta de La Verginia amb los mastes desrabats e los cordatges que se brandissián al vent. Robinson se levèt e faguèt qualques passes. Èra pas nafrat, mas l’espatla macada contunhava de li dòlre. Coma lo solelh començava d’èsser de fuòc, se faguèt una mena de bonet en enrotlant de fuèlhas bèlas que creissián sul ribatge. Amassèt una bròca per ne far cana e dintrèt dins la forèst. Los troncs dels arbres tombats formavan amb los talhadisses e las lianas que pendolavan de las brancas nautas un entrebescament de mal traucar, e sovent Robinson se deviá rebalar de gratipautas per poder avançar. I aviá pas cap de bruch, e cap d’animal se fasiá pas veire. Alara Robinson foguèt plan estonat de veire a un centenat de passes la siloeta d’un boc salvatge amb la borra plan longa, que demorava en una, e que semblava l’espiar. Daissèt la cana tròp leugièra e amassèt un tanòc que ne poguès far maça. Quand arribèt a qualques passes del boc, la bèstia baissèt lo cap e rondinèt sordament. Robinson creguèt que s’anava ronsar sus el. Levèt la maça e clapèt de tot son vam entre las banas del boc. La bèstia s’agenolhèt, e puèi tombèt sul flanc.

 

En caminant penosament un parelhat d’oras, Robinson arribèt al pè d’un truc amb una parabastada de ròcs amontairats. Desvistèt la dintrada d’una bauma qu’un cèdre gigant la solombrava ; mas i faguèt pas que qualques passes, qu’èra tròp prigonda per la poder explorar aquel jorn. Estimèt mai escalar la rocareda per far córrer l’uèlh sus una vasta espandida. Aital, pincat sus la pus nauta rocada, se mainèt que la mar enrodava de tot costat la tèrra ont se trobava e que i aviá pas cap de traça d’abitacion visibla : èra ben sus una illa desèrta. Es aital que s’expliquèt l’immobilitat del boc qu’aviá assucat. Las bèstias salvatjas que jamai an pas vist d’òme fugisson pas quand s’apròcha. Al contrari, l’obsèrvan, curiosas. Robinson èra aclapat de tristor e de lassièra. En landrant, al pè del ròc bèl, vegèt una mena d’ananàs salvatge que copèt amb lo cotèl qu’aviá a la pòcha e lo mangèt. E puèi s’estugèt jos un ròc e s’adormiguèt.

 

Traduccion occitana de Sèrgi Carles, Letras d'Òc 2016